Algérie

À quand l’Union africaine aussi solidaire que l’Union européenne ?

La suspension du traité d’amitié avec l’Espagne par l’Algérie provoquée par le dépôt sur gage du Sahara Occidental par le gouvernement Sanchez isolé, mais persistant dans son erreur, a déclenché une réaction quasi-symbiotique avec l’UE. Suite à laquelle Alger, n’a pas tardé à réagir … Mais bien seule, regrettablement. 

Le statut de membre-fondateur et d’ardant défenseur des causes africaines n’a pas suscité la réaction attendue venant de l’Union des Africains présidée par M. Moussa qui avait poussé le cynisme l’année dernière jusqu’à inviter l’état sioniste occupant illégalement la Palestine à devenir membre observateur sans consultation… C’est pour dire le cliché que sont les organisations africaines à la solde de tous … Sauf des Africains.

Dans un communiqué, la mission de l’Algérie auprès de l’Union Européenne a déploré la précipitation avec laquelle la Commission Européenne a réagi « sans consultation préalable, ni vérification aucune, auprès du gouvernement algérien », à la suspension par l’Algérie d’un Traité politique bilatéral avec un partenaire européen, en l’occurrence l’Espagne.

S’agissant de la prétendue mesure d’arrêt par le Gouvernement des transactions courantes avec un partenaire européen, « elle n’existe en fait que dans l’esprit de ceux qui la revendiquent et de ceux qui se sont empressés de la stigmatiser », rapport le communiqué soulignant par ailleurs que les livraisons de gaz à l’Espagne, « l’Algérie a déjà fait savoir par la voix la plus autorisée, celle de Monsieur le Président de la République, qu’elle continuera à honorer tous ses engagements pris dans ce contexte », à charge pour les entreprises commerciales concernées d’assumer l’ensemble de leurs engagements contractuels.

De source locale, il faudrait s’attendre à une non-reconduction des contrats de livraisons de gaz qui lient l’Espagne et l’Algérie ce que craint Madrid qui avait pourtant, avant ses jeux géopolitiques sur le dos des peuples africains, bénéficié de prix d’ami et de livraisons stables pendant des décennies.

Au bas mot, une augmentation sensible des prix est à prévoir dans les semaines à venir. Désormais, l’Espagne sera traite comme un client et non un partenaire. Le gouvernement Sanchez a choisi un camp dans des circonstances douteuses au pire moment d’une crise mondiale du gaz et des hydrocarbures. 

Ali Mezouar

Éditorialiste en Chef

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