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Alger exige de Paris le respect des accords d’extradition concernant Ferhat Mehenni

Des autorités françaises peu coopératives

Le refus de la France d’extrader Ferhat Mehenni, leader du mouvement séparatiste MAK hébergé par la France et classé mouvement terroriste par Alger rajoute de l’huile à la braise de la brouille franco-algérienne actuelle. Et pourtant, cet individu a publiquement appelé le peuple à prendre les armes contre les autorités algériennes. Cet appel à la sédition armée implique au pays d’accueil, se disant être un état de droit, de respecter les accords d’extradition signés entres les deux pays en cas de demande officielle.

Pour des raisons bien troubles, Paris en a décidé autrement et continue d’abriter Ferhat Mehenni, récemment en garde à vue pour des soupçons de blanchiment d’argent. En parallèle, la semaine dernière le Premier ministre Malien accusait Paris de soutenir des groupes djihadistes dans la région de kidal. Tout ce remake rappelle étrangement le scénario Al Qaidesque des guerres US hypocrites pour la démocratie qui n’ont été que des guerres de fric et pour le pétrole.


Après avoir éradiqué le terrorisme, l’Algérie s’attaque à l’ennemi intérieur

Au mois de Mai dernier l’Algérie avait désigné l’organisation séparatiste kabyle (MAK), et le mouvement religieux Rachad des organisations terroristes. Le Haut Conseil de sécurité du pays avait fondé sa décision sur des “actes hostiles et subversifs” de deux groupes basés à l’étranger comme un moyen de “déstabiliser et de nuire à la sécurité du pays”.

Un tribunal d’Alger a émis en mars des mandats d’arrêt internationaux contre le fondateur de Rachad, Mohamed Larbi Zitout (57 ans), un ancien diplomate algérien qui vit en Grande-Bretagne et trois autres personnes accusées d’avoir rejoint le groupe. Ils sont accusés d’avoir infiltré le mouvement de protestation antigouvernemental Hirak et d’avoir incité à la violence, preuves à l’appui.

En avril, le Mouvement interdit pour l’autonomie de la Kabylie à Paris a été accusé d’avoir planifié des attentats contre l’Algérie. Formé à la suite d’un “printemps amazigh” de 2001 imaginaire. Il est accusé par les autorités algériennes d’être un violent séparatiste appelant à prendre les armes et a défini comme le mouvement comme un mouvement haineux envers les Algériens non-kabyles. Le Maroc et Israël ont récupéré ces deux mouvements pour tenter de nuire à Alger et il semble que la France discrètement complète ce triangle hostile.

La police française a arrêté mardi Ferhat Mhenni, chef de l’exil du MAK, à Paris pour des accusations de blanchiment d’argent. Plus tard dans la journée, il a été libéré.

Il semble que Paris manifeste le désir de se soustraire au droit en froissant les accords d’Evian à en entendre Moussa Gérald Darmanin ainsi que les accords d’extraditions par la même occasion. Rien ne va plus entre Paris et Alger en pleine campagne présidentielle avec en toile de fond une France qui se droitise. La liste des dossiers qui fâchent s’allonge pour Paris qui dernièrement fait face à une montée du sentiment anti-français dans le monde. 

Mohammed Mezouar

Éditorialiste en Chef

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