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Bachar El Assad fait son retour en grâce sur la scène internationale.

Le chemin fut long pour le président syrien pour revenir du statut de paria mondial à celui de maître incontesté de Damas. 

Les Émirats arabes unis en premier, signalent que les nations régionales voient au-delà du conflit civil qui a tué plus de 350 000 personnes et déraciné des millions de personnes. Aussi, le monarque jordanien s’est récemment entretenu au téléphone avec le dictateur, et le ministre égyptien des Affaires étrangères a déclaré que la Syrie pourrait rejoindre la Ligue arabe si elle améliorait la sécurité régionale.

Alger semble aussi confirmer les rumeurs de la présence du président syrien au sommet de la ligue arabe que la ville abritera prochainement. 

Outre l’objectif de confronter l’Iran, une raison fondamentale de cette réunion, selon les responsables américains actuels et anciens, est que l’administration Biden n’empêche pas les partenaires arabes de se réengager avec Assad. Le relâchement des sanctions avant hier au niveau humanitaire est un autre signe du changement de posture vis-à-vis du président syrien.

Alors que l’épicentre de la lutte US ” du bien contre le mal” se déplace vers Pékin en stationnant sur l’Iran, les divers retraits de Syrie annoncent une redistribution des cartes au Moyen-Orient. Le naufrage de nombreux migrants dans la Manche lié au déplacement des populations dont beaucoup sont syriennes, y est sûrement pour quelque chose au passage pour ce qui relève de la levée de certaines sanctions.

À la veille de la reprise des négociations sur le nucléaire iranien, alors même que les Américains suivis de prêt par leurs acolytes israéliens gardaient le revolver sur la table des négociations : faut-il s’attendre à une intervention en Iran ? 

Rien n’est moins sur compte tenu du fait que la Syrie a résisté en rempart, une guerre contre l’Iran sera d’un tout autre registre plus sanglant et hasardeux.

Les Israéliens rechignent à y aller seuls toutefois et les tensions avec la Russie et la Chine vont crescendo. La visibilité des événements à venir rester floue pour les observateurs qui voient des relâchements d’une part et un repositionnement irano-asiatique des conflits mondiaux.

En conclusion, la Syrie n’a pas cédé grâce au soutien de l’Iran et la Russie, par conséquent, comment l’Iran largement plus puissant pourrait ne pas nuire gravement à toute attaque contre ses installations si le conflit se prolonge. 

Un scénario de retour a l’accord de Vienne semble être le plus logique pour le moment, même si les Israéliens menacent de le faire capoter en intervenant, le monde doutent qu’ils y aillent seuls, habitués à attaquer en meute.

Ali Mezouar

Éditorialiste en Chef

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