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Du gaz algérien réexporté depuis l’Espagne vers le Maroc

La réalité des besoins des peuples semble reprendre le dessus sur les aspirations des dirigeants dans la région. En effet, c’est à travers un tour de passe-passe de gazoducs que du gaz algérien terminerait sa course, malgré la rupture du GME, chez le voisin de l’ouest.

Selon des sources médiatiques locales, l’Espagne pourrait acquérir des quantités plus importantes de gaz algérien afin d’en réexporter une partie pour répondre aux demandes du marché marocain. Cependant, une telle stratégie nécessiterait des dépenses financières importantes dans les canalisations nécessaires à l’acheminement du gaz.

L’Algérie, qui approvisionnait jusqu’à présent le marché espagnol via le Maroc, a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’elle commencerait à transférer ses approvisionnements en gaz à ses clients européens via le réseau Medgaz, plutôt que le gazoduc conventionnel Maghreb Europe.

Le Maroc n’aurait plus rien à payer, puisqu’il avait précédemment perçu des redevances d’un montant de 0,5 milliard de mètres cubes de gaz, soit la moitié de la consommation totale du pays. Le 31 octobre, le contrat d’utilisation du gazoduc Maghreb Europe expirera.

Actuellement, de puissantes stations de pompage acheminent le gaz algérien via le Maroc puis vers l’Espagne ; mais, si Madrid doit fournir au Maroc le gaz dont il a besoin, il faut renverser les systèmes, ce qui demandera du temps et de l’argent.

Il n’est pas clair si l’Algérie sera prête à livrer du gaz supplémentaire à l’Espagne afin de faciliter une telle transaction. Le Maroc, quant à lui, sera tenu d’acheter du gaz au prix du marché international, plutôt qu’au prix réduit préalablement convenu.

Les prix du gaz et du pétrole sont au plus haut depuis deux ans et le baril est estimé atteindre 150 dollars US fermement durant les 12 mois à venir selon les observateurs. La demande a repris sérieusement et cette manne représente une bouffée d’air frais pour l’Algérie qui a vivait de ses réserves durant la pandémie et a refusé toute aide du FMI.

Pour rappel, la dette extérieure du Royaume du Maroc atteindra 100 % de son PIB dans un avenir proche compte tenu des facteurs extérieurs, selon les analystes. 

Salima Morsli

Reporter Analyste @ Aldjazair.org

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