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Entre la Turquie et l’Algérie, c’est l’entente cordiale

2021 s’achève sur des événements diplomatiques importants qui ont renforcé les relations entre l’Algérie et la Turquie. Les relations dans le secteur de l’énergie se sont intensifiées suite à la demande du ministre algérien de l’Energie Mohamed Arkab d’une nouvelle collaboration avec la Turquie dans les secteurs de l’énergie et des mines dans le cadre des nouvelles règles algériennes sur les hydrocarbures.

Le coût global du projet bilatéral est estimé à environ 1,4 milliard de dollars (13,35 milliards de TL). Renaissance Holding, l’une des plus grandes entreprises multinationales de construction au monde, contrôle 66% de la société, tandis que Sonatrach, la compagnie pétrolière publique algérienne, en détient 34%. Le projet vise à produire du plastique polypropylène utilisé dans plusieurs industries, notamment l’automobile et le textile.

L’accord Algérie-Turquie a été signé en janvier 2020, à la suite de la visite d’Etat du président Erdogan en Algérie suite à la victoire électorale d’Abdelmadjid Tebboune. En effet, la visite d’Erdogan a élevé l’importance stratégique de l’Algérie pour la Turquie à des sommets sans précédent. Le gouvernement turc a fourni à l’Algérie d’importantes incitations économiques et culturelles, permettant aux deux nations de maintenir leurs exigences et intérêts socioéconomiques et géoéconomiques.

Avant l’initiative, les Algériens avaient espéré des étapes décisives sur une réconciliation stratégique avec la Turquie. Le nouveau dirigeant algérien était inquiet, mais un bouleversement de la politique étrangère pointait à l’horizon. L’Algérie a connu une bataille politique interne et était vulnérable aux agendas constitutionnels et institutionnels en raison de l’épidémie de COVID-19. D’un côté, il y avait la tradition anti-ottomane des peuples francophones et arabophones. Les lobbyistes pro-France bien nantis à Alger et à Paris, en revanche. Tebboune n’était pas le seul à penser que c’était une bonne idée d’améliorer les relations algéro-turques.

Pendant ce temps, les ambassadeurs des deux pays travaillaient fébrilement pour parvenir à une réconciliation stratégique. Mourad Adjabi, l’ambassadeur d’Algérie à Ankara, qui était responsable de la diplomatie agressive entre les deux pays, a été affecté à une autre mission à Gaborone, au Botswana. Il faut mentionner l’implication des ambassadeurs des deux pays, son excellence Adjabi, l’envoyé d’Algérie, et son excellence Mahinur zdemir Göktaş, l’ambassadeur de Turquie en Algérie, car ils ont insufflé un nouveau souffle à des décennies de liens périmés entre les deux pays.

Les relations autrefois glaciales scrutées par les fanatiques laïcs des médias nationaux, notamment les sources francophones de la presse écrite, qui ont tenté de ternir le leadership de la Turquie dans la région, en utilisant des arguments fallacieux contre Ankara et Erdogan.

L’axe Alger-Ankara-Moscou donne des sueurs froides à la France qui prend peur pour son pré carré en Afrique. La rénovation de la mosquée de Ketchaoua fut un succès et la collaboration dans d’autres domaines avec la Turquie est à prévoir.

Mohammed Mezouar

Éditorialiste en Chef

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