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Israël réaffirme ne pas vouloir se retirer du plateau du Golan

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a déclaré lundi qu’Israël garderait le plateau du Golan qu’il a capturé à la Syrie en 1967. Donald Trump, alors président des États-Unis, est entré en rupture avec les autres puissances mondiales en reconnaissant unilatéralement Israël souverain sur le plateau du Golan.

C’était un geste qui n’est pas reconnu internationalement. Tout comme la prétendue marocanité du Sahara Occidental.

Les commentaires de Bennett sont intervenus alors que le gouvernement américain se prémunissait du statut juridique du Golan et que certains pays arabes alliés des États-Unis assouplissaient leur rejet de la gestion par le président syrien Bashar Al-Assad d’un conflit dans son pays vieux de dix ans.

Bennett a pris la parole lors d’une conférence sur l’avenir du Golan. Il a déclaré que le conflit interne en Syrie avait “persuadé de nombreuses personnes dans le monde qu’il est peut-être préférable que ce territoire stratégiquement important se trouve dans l’État d’Israël”. Il a déclaré que même dans un scénario dans lequel – ou par rapport à Assad – le monde prend une position différente sur la Syrie, cela n’a aucun impact sur les hauteurs du Golan.

“Les hauteurs du Golan sont israéliennes, cela ne fait aucun doute.”

Une source du ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé les commentaires de Bennett sur la colonisation.

La source a déclaré que de telles déclarations et politiques agressives ne changeraient pas le fait que le Golan était et continuera d’être arabe et syrien et qu’il reviendra à la mère patrie plus tôt que prévu.

Assad s’accroche au pouvoir et en tire les marrons du feu puisque désormais les autres dirigeants arabes acceptent maintenant de traiter avec celui-ci et reconnaissent qu’il détient toujours une forte emprise sur le pouvoir.

Leur nouveau calcul est dû à des considérations géopolitiques, y compris les appels du partisan russe d’Assad pour la réintégration de la Syrie et l’approche régionale moins passive de Washington. Aussi, les Arabes espèrent contrer l’influence iranienne et turque à Damas.

Bien que le président Joe Biden n’ait pas changé la politique, son administration était circonspecte sur la question du Golan. La Syrie a également été réadmise à interpol.

Dans une interview en février, on a demandé à Antony Blinken si Washington considérerait toujours la région comme faisant partie d’Israël. Il s’est dit ouvert à une éventuelle révision de la politique d’un territoire que la plupart des pays considèrent sous occupation. Toutefois, il a refusé de confirmer la positon de l’adminsitration de Trump sur le Golan.

On peut sentir que l’entité juive craint la position de Biden sur certains dossiers sensibles.

Mohammed Mezouar

Éditorialiste en Chef

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Bernard B
Bernard B
1 mois il y a

Le cancer du moyen orient tout droit venu de Daschau !

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