Algérie

L’ancien président tunisien Moncef Marzouki poursuivi dans son pays après des propos sur le sommet de la francophonie

Le parquet de la cour d’appel de Tunis a ouvert une enquête sur les propos de l’ancien président tunisien Moncef Marzouki sur la chaîne de télévision française lundi dernier. Habib Tarkhani, porte-parole officiel de la Cour d’appel, a révélé que la ministre de la Justice Leila Jaffal avait ordonné au procureur général du Tribunal de première instance de Tunis d’ouvrir une enquête sur Marzouki en vertu de l’article 23 du Code pénal.

Le président Kais Saied a révoqué jeudi le passeport diplomatique de l’ancien président Marzouki, citant ses propos dans lesquels ce dernier a reconnu avoir déployé tous les efforts pour faire annuler le Sommet de la Francophonie dans son propre pays pour protester contre l’actuel président, sommet qui devait avoir lieu à Djerba, dans le sud de la Tunisie, le mois prochain.

Au début de la première réunion du cabinet du gouvernement de Najla Bouden, Saied a ordonné à Jaffal de lancer une enquête sur les déclarations de Marzouki en vertu des dispositions du chapitre 23 du Code de procédure pénale, sur des accusations de « conspiration contre la sécurité du pays », une accusation qui pourrait entraîner sa condamnation à mort.

Mounir M.

Journaliste @ Aldjazair.org

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