Moyen-Orient

L’UE fait dans le “recel de gaz naturel” en achetant le gaz libanais détourné par Israël

Désespérée, l’UE fait fait dans le recel de gaz naturel en achetant le gaz libanais détourné par Israël.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a discuté avec la ministre israélienne de l’Énergie, Karin Elharar, de l’achat du gaz naturel israélien qui en fait appartient aux libanais.

Elharar a déclaré, ce mardi, dans un tweet : “Hier soir, j’ai rencontré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui m’a remerciée pour le travail sérieux pour vendre le gaz naturel israélien au continent européen, qui fait face à une grave crise énergétique.”

“En mars, nous avons concrètement formé des équipes travaillant avec l’Union européenne (UE) sur un accord pour vendre le gaz naturel israélien à l’Europe. Je continuerai à travailler pour créer une économie énergétique fiable et efficace, qui servira d’exemple au monde”, a-t-elle ajouté.

La présidente de la Commission européenne est arrivée en Israël, dans la journée du lundi et a également rencontré le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid. Elle devrait rencontrer le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, dans la journée.

Toutefois, Pour le Liban, le champ de Karish se trouve dans une partie des eaux contestées avec Israël, tandis que l’État hébreu estime qu’il est situé dans sa zone économique exclusive.

Des centaines de personnes ont manifesté samedi dans le sud du Liban contre la présence dans les eaux contestées avec Israël d’un navire qui doit exploiter du gaz pour l’État hébreu.

Des centaines de manifestants se sont réunis dans la ville de Naqoura, frontalière avec Israël, et ont brandi des drapeaux libanais et palestiniens.

Un navire de la société gazière britannique Energean Plc, mandatée par Israël, est arrivé dimanche sur le champ offshore controversé de Karish pour commencer à l’exploiter, selon un communiqué de la compagnie.

« Nous refusons catégoriquement d’abandonner les ressources maritimes du pays, elles appartiennent à tous les Libanais », a déclaré le député indépendant Firas Hamdane devant la foule de manifestants.

Le Liban et Israël, officiellement toujours en guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations sous l’égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d’hydrocarbures.

Mais les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée.

Lundi, le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre sortant Najib Mikati, ont dénoncé une « provocation » de la part d’Israël et réclamé une médiation américaine au sujet de la délimitation des frontières maritimes entre les deux pays.

Le médiateur américain Amos Hochstein doit arriver au Liban lundi pour une visite de deux jours, a indiqué le département d’État américain vendredi.

Le puissant mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a mis en garde jeudi la société d’exploration gazière mandatée par Israël contre le lancement d’une telle opération.

Israël de son côté avait prévenu mercredi qu’il accordait « la priorité à la protection de ses acquis stratégiques » et dit qu’il était prêt à les défendre.

Voilà une querelle de plus pour l’entité juive qui depuis son arrivée dans la région ne sème que le chaos et la discorde. Le gaz de la région restera classé à risque pour les acquéreurs compte tenu des dangers qui l’entourent notamment en raison du conflit lattant avec le Hezbollah libanais seule force réelle sur place pour défendre les intérêts du Liban, incapable de défendre ses frontières maritimes.

Salima Morsli

Reporter Analyste @ Aldjazair.org

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