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Nucléaire iranien : de mauvais signaux parasitent les négociations à venir

En réponse au retrait des États-Unis de l’accord et à la réimposition des sanctions précédentes ainsi du paquet de nouvelles sanctions, l’Iran a commencé à désobéir aux contraintes de l’accord sur son programme nucléaire.

Au cours des derniers mois de la présidence iranienne modérée Hassan Rouhani, le P4+1 (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Allemagne), ainsi qu’un émissaire de l’UE, ont engagé six séries de discussions visant à ressusciter le pacte brisé. L’Iran est entré dans les discussions en partant du principe qu’il n’y aurait pas de conversations directes entre les États-Unis et l’Iran, comme l’a ordonné le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Selon Reuters, la Russie a réprimandé les États-Unis pour avoir menacé d’escalade diplomatique l’Iran avec l’AIEA le mois prochain à moins que le pays n’améliore sa coopération avec l’agence, avertissant qu’il risquait de compromettre des discussions plus larges sur l’accord nucléaire iranien.

Jeudi, les États-Unis ont menacé de traduire l’Iran devant l’Agence internationale de l’énergie atomique s’ils ne résolvaient pas au moins l’un des nombreux désaccords avec l’AIEA, notamment sa réticence à autoriser l’AIEA à réinstaller des caméras dans un atelier à la suite d’une attaque présumée en juin.

Après une interruption de cinq mois à la suite des élections qui ont amené le président iranien radical, Ebrahim Raisi, au pouvoir, des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran visant à rétablir l’accord nucléaire brisé de 2015 entre Téhéran et les principales nations devraient commencer lundi.

Les sanctions de l’Iran ont été assouplies en 2015 en échange de limites à son développement nucléaire. En 2018, le président de l’époque, Donald Trump, a retiré les États-Unis de l’accord, réimposant des sanctions à l’Iran.

L’Iran a riposté en violant plusieurs des limites, raccourcissant le temps qu’il faudrait pour rassembler suffisamment de matières fissiles pour construire une arme nucléaire s’il le souhaitait. Téhéran prétend qu’il ne poursuivra jamais les armes nucléaires.

L’occident et plus précisément les Américains continuent à s’obstiner à maintenir cette politique de sanctions malgré tous les échecs flagrants qu’elle comporte. Venezuela, Russie, Chine, Iran et bien d’autres pays non alignes n’ont toujours pas cédé et au contraire ont développé des canaux alternatifs.

Mohammed Mezouar

Éditorialiste en Chef

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