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Pourquoi Alger doit passer du défensif à l’offensif dans sa posture militaire

Si la situation dans l’échiquier mondiale est plus bouillonnante que jamais avec un déplacement de l’épicentre du conflit du Moyen-Orient vers l’Asie pour contrer la montée en puissance chinoise qui ne fait peur en somme qu’aux actuels maîtres du monde eux-mêmes et certains de leurs alliés. Le Maghreb n’en connaît pas moins chaque jour son lot de déséquilibres. Hier, fait inédit, c’était la marine algérienne qui pourchassait un sous-marin israélien espionnant les manœuvres de la marine nationale, nous annonce le site Mena Défense. Alors même que des exercices en mer avaient lieu à Mers-El-Kébir, base navale historique située à l’ouest du pays.

C’est durant des exercices de missiles Club-S appelés Radaa 2021 aux larges des côtes oranaises qu’un un sous-marin de classe Kilo algérien aurait débusqué un autre sous-marin de classe Dolphin israélien qui a fait surface et rebroussé chemin illico. Vrai ou fausse, cette info ne change rien au besoin de renforcement militaire.

Certains relais malveillants à la solde du makhzen présentaient cet incident comme des manœuvres agressives à la frontière marocaine se victimisant (c’est une nature.) et oubliant l’étendu même du territoire national de Ghazaouet à Annaba. Ce sont des milliers de kilomètres de côtes méditerranéennes stratégiques pour le commerce et les marines du monde entier. Israël a toujours craint pour son commerce et l’interruption de ces déplacements dans cette route importante pour le commerce.

Avec de tous ces événements, il semble juste et approprié de dire que l’Algérie a besoin de dépasser la posture défensive forte à une posture offensive moyenne pour le moment afin de contrer les menaces grandissantes dans la région. L’année dernière, le pays rompait avec la doctrine de non-intervention militaire à l’extérieur en s’offrant dorénavant l’option d’intervenir militairement hors de ses frontières.

Maintenant, il est temps que le geste accompagne la parole.

L’acquisition d’armes plus offensives ne garantira pas seule la victoire en cas de guerre multi-frontale. Et même si l’Algérie peut compter sur un niveau d’armement et d’entraînement élevé, quand on s’y met à plusieurs sur un pays, on finit souvent par gagner.

Donc il faut renforcer nos alliances. La présence d’une base militaire Russe dans le Sahara et en mer méditerranée permettrait aux forces algériennes d’acquérir cet entraînement au maniement d’armement plus offensif avant leur acquisition.

N’oublions pas que si la Syrie n’est pas tombée, c’est grâce à l’armée russe et qu’Israël possède un arsenal illégal d’armes nucléaires qui pourrait détruire notre pays en quelques heures si par malheur, il décidait de l’utiliser. Pour éviter une nucléarisation de l’Afrique, il est dans l’intérêt de passer à une phase plus offensive dans les alliances et le choix de son futur armement. 

Mohammed Mezouar

Éditorialiste en Chef

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