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Un web algérien s’impose au vu de la pensée unique qui se propage en ligne.

Les positions de l’Algérie et les opinions des Algériens plus largement ne font pas bon ménage avec Twitter, Facebook et compagnie et pourtant nos utilisateurs se précipitent pour utiliser ces plateformes dont ils nourrissent l’activité à leur dépens faute de réseaux et services régionaux. Un web algérien s’impose au vu du parti-pris de la plupart des réseaux sociaux notamment.

La création d’un web algérien s’impose

La création d’un web algérien s’impose devant autant de censure tendanceuse vis-à-vis du conflit israëlo-palestinien, du conflit au Sahara Occidental, du nucléaire iranien ou de la critique des USA et du néo-colonialisme européen. Tous les violons de la Silicon Valley semblent s’accorder pour favoriser une vision unique du monde occidentalo-sioniste et l’imposer aux utilisateurs. 

Au vu du parti-pris de ces portails de pensée unique déguisés en espaces de liberté fun et cosy, il est pressant que pour exemple Google News soit remplacer rapidement par DZ news. La propagande fait rage, orchestrée par les propriétaires de ces medias et les créateurs de ces plateformes qui sous couvert de la liberté d’expression, modèrent, censurent à leur guise et par le biais d’un algorithme douteux les publications non-conformes.

D’autres l’on fait et ca marche !

CHINE

En Chine, nous avons les BATX, les grandes entreprises chinoises que sont Baidu (Google chinois), Tencent, Xiaomi, Alibaba (Amazon). Et le marché est autrement plus grands. Ainsi, 772 millions de Chinois ont un accès à internet. Et cela ne représente que 55 % de la population chinoise. Alors que le taux de pénétration au Etats-Unis est de 89 % pour les Américains. Et cela ne fait que 292 millions d’utilisateurs.

RUSSIE

Les russes ont leur propres moteurs de recherche qui ne laissent à Google qu’une petite part du marché en Russie. Yandex et Rambler sont les plus important d’entre eux à être encore largement utilisés. MAIL.RU fiasant guise de Gmail.

Nous pourrions citer bien d’autres exemples, mais ce n’est pas le but de cet article si ce n’est de se concentrer sur l’effort à faire dans nos régions Maghreb-Algérie en déployant une stratégie simple d’occupation du web étant tout à fait à la portée des compétences dans notre pays.

Le cas AL24NEWS

Devant l’escalade de cette guerre des médias, l’Algérie réagit en 2021 avec le lancement de la chaîne de news en continue en plusieurs langues. AL24NEWS est tout d’abord une chaîne de télévision qui met par le biais du satellite et a pour vocation de contrer France24 et divers autres chaînes qui prenaient de l’importance dans la zone francophone et Afrique. C’est aussi une formidable opportunité d’informer le public et de présenter une opinion algérienne sans pression étrangère. 

AL24NEWS en est encore à ses débuts, mais elle est prometteuse. Toutefois, il convient de ne pas négliger la version web et virale sociale pour couvrir un maximum d’audience sachant qu’Internet remplace petit à petit la télévision même dans nos sociétés. De plus, la qualité du contenu en anglais et français doit être revue pour mieux toucher les voisins et notre diaspora qui recherche une opinion indigène. 

Les autres acteurs made in bladi

Bien avant que l’état algérien réagisse, d’autres acteurs algériens à travers le monde entier ont pris conscience de l’intérêt d’encercler certains domaines du web algérien et le plus prolifique fut celui de l’info compte tenu de sa portée stratégique de contrôle de l’opinion.

C’est le cas de TOUT SUR L’ALGÉRIE  alias TSA qui compte plus d’un million de followers sur Twitter, Observ’Algerie n’ est est pas loin tout comme Algérie Focus et enfin Aldjazair.org le dernier en date qui lui comporte un concept original de presse mutualiste 100 % algérien et sans publicité, fonctionnant de financement sous forme de donations des lecteurs. La publicité agressive fournie par Google sur ces portails étant parfois un désagrément pour l’utilisateur.

Conclusion

À quand un Google, Facebook, Linkedin algérien dignes de ce nom ? Doit-on favoriser l’initiative privée au lieu d’étatiser l’information ? Sans doute, le travail est assez important pour être partagé et davantage de facilités doivent être octroyées aux entrepreneurs du web en général pour tout projet d’intérêt national.

Ali Mezouar

Éditorialiste en Chef

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